Un trou s'empourpre

par Jean-Michel Salvador  -  27 Janvier 2026, 11:28

Dans l'ombre d'un rideau de soie cerise… une béance veloutée bleu violacé m’attire encore et encore. 

 

Mais cette fois c’est sa couleur qui m’interpelle…

D'une origine du pourpre...

D'une origine du pourpre...

La pourpre royale de Tyr était un violet rougeâtre profond semblable à la teinte du sang coagulé… à la fois noire et brillante selon Pline. 

 

La couleur de vigne, chère à l’écrivaine japonaise du Xème siècle Sei Shonagon, renvoie quant à elle à une teinte traditionnelle appelée Ebi-iro. Un pourpre sombre tirant vers le rouge brun ou le violacé… la couleur des feuilles de vigne à l’automne ou celle du vin foncé… la couleur des raisins sauvages mûrs.

 

Raisin noir et feuilles de vigne à l'automne

Raisin noir et feuilles de vigne à l'automne

Le premier voile de l'exode était en pourpre violette et écarlate et en vermillon cramoisi. Une combinaison subtile de trois fils de laine teinte pour un fil blanc de lin tordu… qui donnait probablement une impression d'iridescence.


Comme s'il s'agissait de donner une couleur improbable mais chatoyante à un seuil sacré.


Le premier fil était bleu… Tekhelet en hébreu… Hyakinthos en grec. C’est en fait un bleu indigo, un bleu violet. Sa longueur d'onde spectrale est d'environ 430nm et presque à la limite du visible pour l’œil humain qui ne perçoit plus grand-chose sous les 400nm lorsque l’on passe outre le violet… qui nous parait de plus en plus sombre à mesure que notre œil cherche à se protéger des ultraviolets. On précisera que si cette couleur fonce ce n’est pas faute d’énergie : les ultraviolets sont au contraire les premiers rayons à en avoir suffisamment pour pénétrer l'ADN de nos cellules, et notre peau, à défaut de les réfléchir, cherche à les absorber au maximum en produisant en particulier la mélanine qui nous fait bronzer. Nous sommes avec le violet dans les fréquences hautes du spectre lumineux. S’il nous parait foncé c’est en fait parce que les cônes bleus de notre rétine (ceux dit cyanolabes qui s’activent vers les 435nm) sont bien moins nombreux que leurs pairs et que notre œil cherche alors moins à détecter le violet qu’à se protéger des ultraviolets. Les oiseaux, grâce à un 4ème type de cônes (nous n’en avons que trois) voient l’ultraviolet… c’est qu’ils savent aussi mieux s’en protéger que les humains, certains ayant même développé un plumage violet et ultraviolet pour les refléter… un plumage « électrique » qui leur permet bien sûr de mieux briller sexuellement aux yeux de leurs congénères.

 

Campyloptère violet à l'approche, montage

Campyloptère violet à l'approche, montage

Le deuxième fil était cramoisi écarlate… Towla en hébreu… Kokkinos en grec. C’est un rouge carmin, un rouge profond… un rouge sang… tirant aussi sur le rubis. Sa longueur d’onde spectrale serait dans la zone des 680nm. On est ici à l’autre bout du spectre lumineux… là où le rouge devient sombre… mais cette fois pour une question d’énergie plus faible. De plus les cônes érythrolabes qui sont dit rouges sont en fait activés surtout autour des 565nm… ce qui correspond plutôt à un jaune citron vert. Les cônes chlorolabes (quant à eux totalement dans le vert) sont également activés par le jaune et c’est en fait leur non-activation progressive qui va enflammer notre œil de… rouge. Mais dès lors que l’on glisse vers le rubis, les cyanolabes (non adjacents puisque de l’autre côté du spectre) commencent à s’exciter.


Et c’est le troisième fil qui va nous intéresser plus particulièrement. Sa couleur, Argaman en hébreu et… Porphyra en grec, est le pourpre. Une couleur non spectrale qui active en même temps les cônes non adjacents cyanolabes et érythrolabes. Et si nous la nommons « pourpre » c’est en fait pour recouvrir une béance… une tache chromatique qui ne correspond à aucun spectre pur.

 

Un pourpre de Rothko

Un pourpre de Rothko

Le cercle chromatique que nous constituons avec cette couleur est en fait une construction imaginaire. Là où le réel est en défaut et ne fournit rien, l’imaginaire exige une forme colorée et un nom. C’est la grande illusion d’un tout qui se ferme… dans le pourpre… un nom, un signifiant, qui recouvre donc un trou dans notre vision, celui en fait de la négation du jaune-vert. Un trou réel qui résisterait à la symbolisation si nous ne fermions pas imaginairement le cercle chromatique d’une fermeture… pourpre. 


Goethe, déboussolé par Newton et son spectre lumineux, considérait cependant à juste titre que la tendance de l’œil à créer des images rémanentes est fondamentale. Il disait que l’œil exige la complétude et cherche à compléter le cercle chromatique en lui-même. Sur ce point il n’avait pas tort.


Ce qui est étonnant et amusant à la fois c’est que le voile de l’exode dissimulait le saint du saint… qui n’était autre qu’un espace vide ou tout du moins un emboîtement de vide (voir « un rideau bien trompeur » sur ce blog). Comme s’il avait fallu prendre cette couleur imaginaire pour cacher un espace vide… choisir une absence de couleur visiblement présente en nous pour dissimuler un trou, le lieu obscur, divin et sacré d’un invisiblement présent…

 

Fiercely remote, Cool series n°12, Perle Fine, 1963

Fiercely remote, Cool series n°12, Perle Fine, 1963

Porphyra et purpura désignaient chez les Grecs puis les Latins des nuances cramoisies profondes, comme la couleur du sang coagulé… à la limite du violacé. La teinture pourpre était confectionnée à partir des mollusques de la famille des Muricidae, tels que le murex. Le mucus liquide récolté dans les glandes de ces escargots de mer était placé dans une cuve d’urine en décomposition (pour son ammoniac) mise à fermenter pendant une dizaine de jours. La pourpre de Tyr qui était un produit de luxe absolu, une folie suscitant une convoitise jalouse et insatiable, était donc issue d’un bain d’urine puante : il fallait 250 000 coques pour obtenir 3cl de colorant. Les amoncellements de coquilles jetées il y a des millénaires ont été si importants qu’ils constituent encore des singularités géographiques le long de la côte orientale de la Méditerranée. Ainsi, sur le site de l’ancien port d’Andriake près d’Antalya en Turquie, un amoncellement de 300m3 a été retrouvé correspondant à… 60 millions de coques.

Murex...

Murex...

Il faudra attendre le XIXème pour que le premier colorant de synthèse, de couleur mauve soit découvert en 1856 par un jeune anglais de 18 ans, William Perkin, à partir de l’aniline (isolée par distillation de l’indigotier). La mauvéine fera partie des premiers colorants fabriqués à l’échelle industrielle. Un autre colorant sera obtenu trois ans plus tard, également à partir de l’aniline, par le lyonnais François Emmanuel Verguin : il s’agit de la fuchsine, un rouge d’aniline, qui sera appelée magenta, en référence à la victoire des troupes françaises à Magenta cette même année.

Pigment pourpre refabriqué à partir de Murex par Mohamed Ghassen Nouira

Pigment pourpre refabriqué à partir de Murex par Mohamed Ghassen Nouira

En 1986, Sigmar Polke présentera une installation à la biennale de Venise qu’il appellera « Athanor » en référence au fourneau des alchimistes. Une des œuvres exposées s’appelle… « Purple ». Où Polke a extrait le fameux pigment de la pourpre de Tyr de glandes de murex vivants (il faut qu’ils le soient pour faire sortir le mucus). Il arrivera, difficilement, à laisser quelques traces de ce colorant sur un tissu en soie. Une production individuelle qui résonne avec l’extinction massive de ces mollusques. La production de la pourpre tyrienne est en fait la 1ère industrie chimique de l’histoire. Où l’on voit qu'au travers du pourpre et de la synthétisation industrielle des couleurs qui débuta dans la deuxième partie du XIXème et qui sera dominée par le conglomérat IG Farben, sinistrement célèbre pour avoir produit le gaz mortel utilisé dans les camps nazis, Polke élabore une installation qui cherche à nous interroger sur les liens qu’entretissent le fourneau des alchimistes et les fours crématoires.

Montage sur l'extraction du pourpre à partir de Purple de Sigmar Polke

Montage sur l'extraction du pourpre à partir de Purple de Sigmar Polke

Quelque temps auparavant, en 1982, Polke avait réalisé sa série « Negativwert » (valeur négative). Délaissant ses fameux maillages à points, il explorait là les réactions chimiques imprévisibles d’un pigment instable chimiquement, le violet de manganèse, avec des résines synthétiques dont il avait préalablement imprégné ses toiles. Polke joue alors à l’alchimiste en diluant le tout de façon hétérogène puis en brossant et polissant certaines parties. Il se laisse conduire par les taches et les coulures et s’émerveille des mutations de couleur. Le pigment devient par endroits comme métallique et sa couleur passe du violet au bronze et à l’or. Le jeu des résines donne également l’impression d’un soulèvement terreux comme au-dessus d’une profondeur sombre et illuminée. Les noms donnés à deux des toiles de la série, Alkor et Mizar sont ceux de systèmes d’étoiles doubles peu discernables à l’œil nu de la constellation de la grande ourse. Les toiles semblent actives et comme jamais fixées (d’où la référence du titre de la série avec le négatif photographique). Alchimiste du violet, Polke renouait là avec la physiologie magnétique des couleurs de la fin du XIXème quand certains parapsychologues croyaient que l’indigo avait des effets… électromagnétiques d’aimant.

Alkor, Negativwert I, Sigmar Polke, 1982

Alkor, Negativwert I, Sigmar Polke, 1982

Dans « Forward » du cycle de l’âge axial (2007) le support a été encore traité par des résines artificielles mais cette fois Polke l’a rendu quasi transparent, laissant ainsi visible le châssis en bois au revers de la toile. Il a appliqué là aussi le pigment violet de manganèse dans la résine humide, obtenant un effet de lanterne magique translucide aux couleurs folles. Il a repris les personnages de l’illustration de l’édition Hertzel de « Vingt mille lieues sous les mers » où un énorme poulpe s’approche du grand hublot circulaire du Nautilus. On voit donc Nemo et deux de ses compagnons sur le côté, à contempler cette fascinante étendue d’un liquide translucide durci, plus ou moins assombri et laissant transparaître d’étranges fantômes.

Forward, panneau de l'âge axial de Sigmar Polke, 2007

Forward, panneau de l'âge axial de Sigmar Polke, 2007

Dans « Urlicht » (la lumière originelle) du même cycle, on a encore une nappe de lumière liquide avec des effets de halo, des clartés dorées et orangées qui semblent irradier du fond  mais aussi une forme d’un pourpre bleuté qui, de par sa fluidité et des contours à la fois flous et coulants semble flotter. Une forme qui fend la lumière avec comme un aileron à gauche mais qui nous fait penser aussi à une chose sombre et charnelle, une figure féminine primordiale… une sirène des origines. Une obscurité originelle qui reste impénétrable malgré l’illumination du liquide… une œuvre au pourpre en quelque sorte pour une fantasy psychédélique. Qui nous fait également penser au poulpe qui se presse contre le Nautilus… « sa couleur inconstante, changeait avec une extrême rapidité… passant successivement du gris livide au brun rougeâtre »… comme si des couleurs gris rougeâtre  échappaient là à Jules verne.

Urlicht, panneau de l'âge axial de Sigmar Polke, 2007

Urlicht, panneau de l'âge axial de Sigmar Polke, 2007

François Rouan dit que Simon Hantaï n’a jamais mentionné devant lui le nom d’une couleur, comme si c’était aussi interdit que de parler de la… lingerie du corps des femmes. Un peintre qui est pourtant passé sous la toile comme sous une tente… comme un enfant sous la jupe de sa mère immense… cherchant bien sûr à en avoir plein les yeux. Mais avec une forme originale de dévoilement. Avec ses « Mariales », il déploie le manteau de la Vierge après l’avoir préalablement froissé et peint puis défroissé, aplani… lissé et repassé jusqu’à le faire briller de tous ses feux. On n’est pas encore dans le dénouement du plié de ses « Tabulas » avec tous leurs nœuds qui permettent de fixer le blanc… une réserve qui redoublera l’éclat des couleurs. Mais déjà avec les « Mariales », des crevasses de lumière, des effets de rayons, de coulures et de bavures irriguent la toile. Ce sont les entailles de l’outre lumière. Une invagination de la toile selon les propres mots du peintre… là où la couleur converge vers le blanc refoulé, l’ultime éclat aveuglant des parties cachées! Une surface ocellée avec des éclats d’étoiles. Dans ses « Catamurons » qui suivent ses « Mariales », la toile est pliée, aplatie et peinte plusieurs fois de façon à ce qu’aucun espace vierge ne subsiste. Lui-même dira qu’il s’est jeté sur le corps de la Vierge pour l’étouffer et le recouvrir, comme si son indécence lui était insupportable. 

Un des Catamurons de Simon Hantaï, 1964

Un des Catamurons de Simon Hantaï, 1964

Dans la série suivante, celle des « panses »… la toile, le ventre de la Mère, est un véritable objet de soins : aux brisures provoquées par le dépli succèdent des gestes de pliage et de peinture destinés à remplir ou suturer progressivement ce qui a été profané. Un des « catamurons » a des éclats de pourpre sombre… une surface fermée et opaque… un dessous impénétrable. Hantaï a toujours été hanté par le tablier de sa mère, une surface quadrillée de carreaux (tellement il a été plié précautionneusement)… d’un indigo toujours parfaitement ciré… luisant d’une envoutante lumière violet sombre. Un tablier monacal…

Détail du tablier de la mère de Simon Hantaï

Détail du tablier de la mère de Simon Hantaï

Pour Rothko aussi, la couleur se devait de laisser deviner la splendeur de ce qui reste invisible. Il a vu les fresques de Fra Angelico au couvent San Marco de Florence. Il est resté impressionné par l'éclat sourd de son annonciation, dans le contre jour des lucarnes d’une des petites cellules de moine. Un poudroiement mystérieux qui vous aspire dans un vide blanc et minéral.

Les lucarnes colorées de Rothko allaient elles aussi… palpiter. « J’ai toujours peint des temples grecs sans le savoir». Et comme sur les murs anciens de Pompéi qui le fascinaient tant, les couches de couleurs délavées estompent les formes. Où l’on plonge au cœur de la villa  des mystères…

Mural studies de Rothko, 1962

Mural studies de Rothko, 1962

Lorsqu’il accepta la commande du Four Seasons Restaurant du Seagram building, il voulut désarmer la puissance du nanti en l’obligeant à regarder en face sa vacuité. « Four season swallowers would be swallowed by the pure power of art.” Il allait leur faire côtoyer le seuil de l’enfer avec ses carrés de feu au rougeoiement cramoisi.

L’art devait l’emporter face à la rapacité et  au matérialisme.

Seagram mural, Rothko, 1958-59

Seagram mural, Rothko, 1958-59

Comprenant finalement que ces “sons of bitches” ne perdraient aucunement leur appétit devant ses oeuvres, il refusa de “décorer” le lieu et laissa sa série trouver d’autres sanctuaires... des pièces dédiées au sein de prestigieux musées... où l’on se laisse emporter par ses grands carrés aux lueurs intérieures mystérieuses et envoûtantes... comme des portails ouvrant sur l’infini de la couleur. On est comme au sein d’une crypte secrète, entouré de murailles impalpables... des maroons sombres, des cramoisis, des pourpres et des oranges ardents.

Comme aussi dans la chapelle Rothko du couple de Menil à  Houston... une chambre de méditation octogonale... au début tout paraît noir mais à mesure que l’on s’accoutume à la pénombre se dévoile toute une gamme de prune, de violets bordeaux et de pourpre... comme des couches vibrantes et subtiles sur le velours terne.

Chapelle Rothko à Houston, Texas (1971)

Chapelle Rothko à Houston, Texas (1971)

Avec Twombly le pourpre déborde de partout... et d’abord du raisin noir avec son jus violacé. L’attribut  cher à Bacchus, le dieu du vin joyeux et de l’ivresse. Twombly écrira son nom à la craie grasse et rouge au dessous d’un coeur rouge sang traversé de violet noir... avec, en élément annexe, une feuille de vigne sombre aux nervures rouges extraite d’une planche botanique. C'est le Dyonisos... des danses frénétiques... de la folie furieuse... de la sensualité sauvage... du vin et de l’ivresse que l’on ressent devant les grappes en contre jour... gorgées de leur pulpe éblouissante et sombre.

Partie II du triptyque "Bacchus" de Cy Twombly, 1981

Partie II du triptyque "Bacchus" de Cy Twombly, 1981

Quand des raisins j’ai sucé la clarté... soufflant dans leurs peaux lumineuses... avide d’ivresse... jusqu’au soir je regarde au travers (Mallarmé).

L’hyacinthe... celle qui se dresse dans le jardin diapré d’un maître opulent selon Catulle, sera, elle aussi privilégiée par Twombly. Foulée au pied... elle laisse une somptueuse trace violette de craie grasse dans un de ses hommage à Sapho.

"Proteus" de Cy Twombly, 1984

"Proteus" de Cy Twombly, 1984

Dans la série “Analysis of the rose as sentimental despair” la rose n’a plus de forme... des coulures laiteuses dégringolent le long de masses confuses, aux surfaces crevassées et comme innervées... érubescentes. Où il s’agit de peindre un affect plus qu’une rose. De la Chose en question... des plaies suintent, suppurent, saignent, et entraînent dans leur déliquescence la ruine de toute forme végétale. C’est que parfois les roses ne sont vues par personne durant le temps de leur vie... elles se tiennent ainsi dans leur parfum, écartelées, pendant quelques jours et puis elles s’effondrent.

Dans la dernière toile de la série le blanc sale et sanglotant se tuméfie et se rubéfie jusqu’à devenir un énorme caillot rose... congestionné de violacé et de noir.  Toute une puissance érotique et pulsionelle est aussi à l’œuvre  dans cette érubescence et ces coulures dégoulinantes. La boursouflure violine est à la fois abcès et vitalité exacerbée prête à crever... à dégorger sa substance... son jus.

Partie V de "Analysis of the Rose as Sentimental Despair" de Cy Twombly, 1985

Partie V de "Analysis of the Rose as Sentimental Despair" de Cy Twombly, 1985

La rose chez Twombly est aussi somptueuse que fragile. En 2008 des roses extraordinairement sensuelles vont se déployer et s’épanouir jusqu’à l’excès sur plusieurs très grandes toiles. La couleur flamboie en de véritables éjaculations explosives: rose tyrien, rouge sang, jaune d’or, orange, violine, pourpre degoulinent... encore et encore. Rilke est repris dans la marge... “Ce soir s’effeuilleront les roses... trop pleines d’elles mêmes, en douces agonies...

Où la rose profuse s’inonde de son propre élan.

Détail de The Rose (part III) de Twombly, 2008

Détail de The Rose (part III) de Twombly, 2008

Détail de Untitled (Roses) de Twombly, 2008

Détail de Untitled (Roses) de Twombly, 2008

Détail de The Rose (part IV) de Twombly, 2008

Détail de The Rose (part IV) de Twombly, 2008

La rose est éclosion, débord de sucs... succulence d’une chair toujours excessive.

Ce trop plein de jus...  

Mais une ombre pourpre dans le vertige de son cyclone "Twombliesque" va refermer cette page...

Dessin pour "Fifty Days at Iliam", Cy Twombly, 1978

Dessin pour "Fifty Days at Iliam", Cy Twombly, 1978

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