Les fesses de David
Où il s’agit au départ de rompre avec les bains rococo de François Boucher, le maître des jolis derrières, des fesses pleines et rondes… soulignées d’un rose rouge plus sucré de se voir rehaussé d’un soupçon de bleu. Cet ami d’amis de la famille, prétextant un âge avancé, n’a pas souhaité prendre le jeune David sous le pastel rose bleuté de son aile.
David va en fait se faire connaître grâce au succès du « serment des Horaces » en 1784. Où selon régis Michel triomphe le stoïcisme austère du héros viril. Tout en muscles et en nerfs. A cent lieues non seulement des nus de Boucher mais aussi finalement du beau grec, juvénile et à la musculature délicatement torturée, tel que prôné par Winckelmann.
Avec les Horaces c’est le règne de la solidarité masculine, the fraternal band of brothers : les trois frères sont comme clonés, leurs corps rivés sur un même plan. Démultiplication du même… contre la menace que représente, bien sûr, le corps des femmes… et cette spirale de plis, superbe, envoutante… dont je ne me la(c)e pas. Les épées sont brandies aussi fermement que les muscles sont bandés, tandis que les crêtes des casques montrent les dents. Un véritable alignement de parade... contre sexuelle.
1799 : dix ans que la révolution bat son plein. David peint « l’enlèvement des Sabines », où le héros romain semble un peu plus maitriser sa colère, à défaut de se… détendre. Il est toujours droit dans ses bottes, et le geste suspendu. Bandé mais comme… serein. Sûr de son fait. C’est le calme imposant de l’héroïsme face au désordre tumultueux des passions du… vulgaire féminin. Des passions à circonscrire, à confiner. C’est la répression hystérique du peuple et des femmes au profit d’un héros viril et idéal. Rappelons que tout un mythe va perdurer quant au rôle des femmes (populaires) lors de la révolution. Les Goncourt parleront d'elles comme de terribles vestales, comme les bacchantes saoûles du nouveau dieu Liber. "Les hommes tuaient, elles massacraient "(sic). Burke évoquera lui les "shrilling screams, frantic dances, infamous contumelies, all the unutterable abominations of the furies of hell, in the abused shape of the vilest women".
Donc ici, un héros totalement nu qui nous tourne le dos mais qui offre en contrepartie à nos regards l’une des plus célèbres paires de fesses masculines de l’histoire de la peinture. Digne de la grande statuaire callipyge grecque. Fermes et bien tenues !
Contrairement au débordement… féminin au centre de la toile. Détail révélateur, au milieu du désordre il y a ce bambin qui tend son bras pour arrêter Hersilie, l’épouse de Romulus. Comme s’il voulait la contraindre à rester à sa place ! A conserver sa robe plutôt qu’à l’arracher (montrez et cachez moi ces seins et ce trou que je ne saurais voir !). Le corps féminin est en fait « déplacé ». Que vient-il faire ici dans cette galère? Il est aussi « déplacé » que l’homme serait un intrus au sein du « bain turc » d’Ingres, ce fantasme d’entassement de corps féminins.
La femme est le signe du désordre. Le corps féminin drapé n’est que l’organe du sentiment et du drame. La furie au centre est une méduse. Comme une espèce d’organisme tentaculaire (et polycéphale) : une machine hystérique, où la contorsion, la frénésie, l’étreinte font avec l’implacable alignement des armées adverses un contraste aigu.
Mais avec les Sabines il y a comme une nouvelle faille. L’attirail phallique ne fonctionne plus aussi efficacement qu’avec les Horaces. Visiblement, il est difficile de contenir la chose. Les seins débordent ! Fermes, certes… mais ils manquent de tenue !
A l'époque de David il ne faut pas déroger aux règles des anciens régissant les proportions du corps parfait. Le corps masculin a été remplacé par une abstraction mathématique. David lui veut revenir au naturel. Les modèles d'alors étaient choisis après une sélection sévère, le politique taillant le corps à sa mesure. David lui va utiliser au départ des modèles masculins pour ses corps féminins. Et puis il va craquer. Et l'on imagine son étonnement lorsqu'il fait enfin venir des femmes pour ses Sabines! Nombreuses sont celles, paraît-il, qui auraient défilé dans l’atelier de David. “The two sisters who modeled the principal figures horrified David by stripping unbidden, to show him they had what it took to stop war in its track.” (Simon Schama)
En exhibant leur poitrine nue, les femmes leur rappellent qu’en cas de défaite leurs corps cesseraient d’être à eux. Les femmes rappellent qu’elles sont la proie sexuelle des batailles. En le rappelant et en tirant sur leur robe elles font l’objet qu’elles sont ! Objectu pectorum dixit Tacite (revu par Quignard). Et sous le dévoilement il y a toujours un retroussement (… des lèvres !).
Des débordements visiblement anxiogènes. Au travers des corps et des figures, dans les espacements entre les jambes et les bras de ces modèles d’anatomie aux surfaces de marbre lisses et dépouillées nous pouvons voir… un patchwork de fragments (une idée que Picasso reprendra pour son Guernica). Alors que tout à l’entour n’est qu’hérissé de lances.
On notera également dans les hauteurs un ouvrage pour le moins massif, une espèce de château médiéval « grécisé ». Avec la mâchoire de ses mâchicoulis. Mise sous surveillance des passions, intimidation. Et tout derrière, au-delà des murs bruts et lisses, place au minéral et à la géologie, prémices de l’idéal romantique et de ses neiges éternelles, qui nous aveugleront dans un grandiose jeu de miroitements qui finira par abolir toute forme trop bassement matérielle.
Héroïsme viril donc, contre fureurs utérines.
Où la révolution, pour se légitimer, cherche à produire l’image d’un certain statu quo. Il s’agit de bien se tenir… à sa place ! Le tout dans une tonalité sableuse, sans ombres, pour une rhétorique de précision, sans un grain de sable.
Un miroir sera d’ailleurs installé en face de la grande toile des sabines pour sa … représentation payante. Dans l’obsession de l’apparence propre à cette bourgeonnante société du spectacle, l’effet statuaire des figures, leur « pureté grecque », c’est à dire le caractère idéal de leur corps lisse, offre au spectateur l’illusion séduisante de soi comme Autre. Le fini de l’exécution efface méticuleusement toute trace de pinceau. On s’y croirait. On notera qu’à l’époque les toiles étaient ouvertement scrutées par les hommes le lorgnon à la main, et furtivement par les femmes, à l’aide d’éventails comprenant une loupe qui permettait une appréciation plus discrète des nus.
Mais on le voit, par rapport aux Horaces, Romulus s’est efféminé. Chaussard écrit ainsi: « voyez comme ces extrémités, comme ses jambes sont brillantes de beauté ! ». Il mouille le révolutionnaire Chaussard. Il faut avouer que ces fesses ont de quoi séduire !
A défaut des seins… bien corsetés des bourgeoises qui viennent mater les oeuvres. « La longue canne de nacre à la main, grande, belle, ample, la poitrine généreuse, elle fit le tour de l’atelier, et, approchant de ses yeux gris son lorgnon d’or à deux branches, elle examina les toiles du peintre… » (Anatole France)
Tout un soin des extrémités donc (il faut voir les rotules des Horaces et noter que David refit 20 fois le pied de leur père), sur lequel nous reviendrons.
L’écuyer peut alors entrer dans la danse. Le ravissant écuyer des Sabines, ingénu, juvénile, admirable. Ornement sans drame qui dépare dans le tableau, même s’il réfrène aussi l’excitation d’un impressionnant cheval écumant à l’œil terrible.
Mais il y a eu auparavant cet ovni de 1794 : le Bara. Il faut le voir pour le croire. Notre vision des choses a bien changé depuis l’époque et il nous est difficile de comprendre une telle esquisse. Comment David en arrive-t-il à ce qu’un petit soldat héroïque finisse par remuer du cul dans des frottis ocre?
Et plus tard dans le Leonidas (en 1814) il y aura cette figure virile qui embrasse un éphèbe sans sexe (le fourreau habilement placé est en effet… révélateur : il n’y a rien derrière !). Et quand on pense que David s’ingéniait à signer ses œuvres sur lesdits fourreaux ou autres bandes de cuir ! Son choix des supports pour l’apposition de sa signature (en lettres latines majuscules, monumentale, comme gravée sur une stèle) n’était pas anodin. Il s’agit soit d’objets qui serrent ou sanglent, soit de gaines (fourreaux, carquois). De quoi, en tous cas, bander le patronyme jusqu’à sa plus grande érection : c’est alors qu’il chute ou choit… monumentalement.
Qu’est ce qui peut bien travailler la culture ici avec ces éphèbes! Au point de produire une œuvre quasi pédophile à nos yeux de modernes (et qui en ont pourtant vu d’autres) ! Comment passe-t-on du héros cuirassé au héros nu puis à l’écuyer juvénile en passant par l’adolescent pré-pubère androgyne ?
Quel type d’investissement éthique (et politique) du corps, pourtant signe du plaisir par excellence, peut conduire à une telle idéalisation ?
Car chez Winckelmann le premier grand théoricien du beau idéal et grec, ce qui fascine c’est la souple fluidité des contours, la séduction irrésistible, et surtout la contorsion maniérée du corps souffrant (qui annule la culpabilité qui pourrait naître devant un trop évident orgasme extatique). Selon lui il faut juste "a scarcely indication of the bones and cartilages of the knees... just as these joints are formed in youths (and in eunuchs!)". Où il s'agit de délinéer délicatement le corps et ces formes douces et coulantes (inflated by a gentle breath à défaut d'une éjaculation). La sensualité homosexuelle saute aux yeux, mais un refoulement est à l’œuvre. Où l’idéal de la beauté lisse et parfaite cache de tortueux serpents.
Girodet, élève de David, s’est rendu célèbre par « le sommeil d’Endymion » en 1791. C’est en fait l’antithèse de "l'athlète mourant", une œuvre très Winckelmanienne de Drouais, le disciple préféré de David, emporté jeune par la petite vérole en 1788. Le corps tendu, se creusant (de façon maniérée) sous la douleur, du héros agonisant, va être transformé par Girodet en un éphèbe à la fois plus fuselé et plus… carré, mais aux contours plus flous, plus arrondis, à la peau fine veloutée et dorée. Le corps est détendu, comme dans un état extatique. Et une trop fameuse ombre déplace subtilement le genre sexuel, … plus qu’elle ne le châtre. Ou contrairement aux Horaces tout en muscles et en nerfs de David, Girodet accentue la grâce et la mollesse (anmut und weichigkeit) recherchées par Winckelmann. Auxquelles l'art dit anacréontique s'exercait déjà avant la révolution en peignant des corps masculins à la girlish grace, de languorous, palid and swanlike bodies. De la torture au cygne, le phallus se fait serpent grâcieux, tout en mollesse.
« Il est trop beau pour un homme ! » dira la citoyenne Rochemaure (Anatole France), avec sa généreuse poitrine et son lorgnon perçant.
Négation de la différence dans une approche de l’idéal. De l’illumination de la castration.
David va en fait vouloir « retourner » l’Endymion comme Girodet a su retourner brillamment « l’athlète mourant » de Drouais.
Le frottis nerveux et le corps tordu répondent au côté très lisse de l’Endymion détendu. L’éphèbe n’est plus un jeune homme « carré » et bien propre sur lui (la lumière semble émaner de son torse), mais un être pré-pubère, quasi hermaphrodite !? Un joli corps arabesque, torturé et extatique.
Sans doute s’agit-il là d’un homo-érotisme idéologique plus que d’une homosexualité sensuelle et tortueuse déplacée.
Une étrange beauté homo-érotique rendue plus éclatante encore par son face à face avec la mort. Avec un corps juvénile qui ne porte aucune trace de… virilité. Ce n’est pas le beau torse mutilé cher à Winckelmann, où le sexe s’élude de ce que l’œil se concentre sur le beau corps musclé. C’est le pauvre enfant à qui violence est faite. L’injustice forçant l’innocence.
Mais c’est la « manière » qui choque nos yeux de… romantiques. Une manière dont la connotation sexuelle nous parait trop évidente.
S’ouvre alors l’étonnante ère de l’érotisme précieux des androgynes languissants du début du XIXème. Des anges adolescents qui vont se pétrifier dans un doux marbre pictural. Avec des "pectorals smoothed out to a waxy planar surface". Tandis que des déesses de porcelaine surgissent à l'improviste pour les monter, de "doll like features" avec des coiffures parfois extravagantes (à la Füssli), mais qui savent toujours fièrement mettre en avant leur "hubcap breasts" (que j'aime cette expression anglaise qui "enjolive" les aréoles des seins).
David devra à près de 70 ans quitter la France et s’exiler. Il haussera en Belgique sa palette, prodiguant des vermillons, donnant à sa toile l’aspect frais et faux d’une peinture sur porcelaine. Pompiérisme néo grec avant l’heure ! Teint de lait bleu-rose. Comme une couleur truie de porcelaine. Mais le fini de l’exécution refroidit la chose. Congélation, pétrification. Ingres aussi succombera aux sirènes du poli et épilera toute ses femmes avec une minutie panique! Quant aux hommes, comme ses odalisques, il saura les désarticuler, les étirer et les déhancher pour les laisser se faire posséder par le féminin. Où il s’agit bien effectivement de conjurer le désir !
Du retour imprévu du refoulé sous le héros grec Davidien: la féminité se réincarne en des figures masculines, des jouvenceaux languides, adolescents gracieux dans une indifférence hautaine aux tourments de l’histoire.
Un ange passe. Un étrange pastel bleu-rose refait surface.
Comme le comble de l’idéal Winckelmannien. Les fesses de François Boucher congelées et porcelainisées reviennent sous forme d’angelots glacés d’un rose bonbon rehaussé de bleu! Mais ça ne fond plus sous la langue !
Une histoire des extrémités aurait pu nous mettre la puce à l’oreille. Ecoutez ces amateurs d’art chez Zola, la loupe à la main : « l’oreille y est tout entière,… elle est impayable ». Or si le pied du Philoctete de Drouais était un beau pied… bandé, enflé et œdipien -Winckelmann eut apprécié- à Bruxelles, les critiques (sic) devant les toiles de David se lâchent : « Quant à moi, je n’ai pu me défendre de trouver l’orteil au pied de la psyché un peu saillant et le pied de l’amour si joliment accroché dans la draperie, un peu long. » Fétichisme pétrifié des… petits… doigts de pieds !
Sans parler bien entendu des petits pénis chers aux grecs anciens (Aristote expliquait que le petit pénis était plus fertile du fait d'un trajet plus court pour la semence!). Où l'organe échoue à supporter son poids symbolique (qui se porte en contrepartie jusqu'à l'excès sur les glaives et les draperies qui le cachent). Dans le cas de la sculpture il sera assorti de testicules bien ourlés. Car à l'époque de Canova (qui saura cependant dans ses esquisses griffer de sa plume les sexes de ses héros) l'undercutting (littéralement le décolletage) des testicules a toute son importance. C'est là que l'on mesure toute l'ampleur des compétences d'un sculpteur. Pour Francis Haskell: "the undercutting of the testicles was so fine that a paper slipped between them and the thigh would be held in place...". Etranges exigences quant aux extrémités!
Une découpe qui nous rappelle qu'à cette époque la guillotine décolle à plein régime et terrorise tout son monde. Delécluze ne peut s'empêcher d'y penser lors d'une visite à David: "Il tenait son regard machinalement fixé sur Mme de Noailles, qu'il ne voyait que par derrière. Ses cheveux chatain foncé, entourés de bandelettes rouges à la manière antique, faisaient ressortir la blancheur de son cou, qui était élancé et fort beau... excité déjà par les réflexions que la visite de David lui avait suggérées, il lui sembla voir tomber la jolie tête de cette jeune femme."
Selon Michelet (toujours dans ce mythe à la vie dure des femmes vicieuses se saoulant de violence), le jour de la décollation de Robespierre, "les femmes surtout offraient un spectacle intolérable. Impudentes, demi-nues sous prétexte de juillet, la gorge chargée de fleurs, accoudées sur le velours, penchées à mi-corps sur la rue Saint Honoré avec les hommes derrière, elles criaient d'une voix aigue: "A la mort, à la guillotine !" Elles reprirent ce jour là hardiment les grandes toilettes, et le soir, elles soupèrent. Personne ne se contraignait plus."
Et c'est bien sûr le marquis de Sade qui nous entraîne au bout du bout de ce délire et de cette hantise: "Un peu avant sa décharge, il lâche un ressort qui fait tomber sur le col nu et bien dégarni de la fille, une machine d'acier à dents, et qui scie peu à peu et en détail le col de la fille, pendant qu'il fait sa décharge, laquelle est toujours très longue." (les 120 journées de Sodome)
Alors comment ne pas rester scotché devant l'étonnant serment du jeu de paume de David resté inachevé. Une esquisse sur toile… où des académies exhibent des têtes congestionnées et phalloïdes comme des masques. Parés pour la découpe! David déshabille les révolutionnaires (pourtant habillés dans ses dessins préparatoires) pour mieux les habiller d’une nudité superlative, paroxystique et obscène. Par ce moyen il rend visible la dimension supplémentaire de la couleur, dont il nous est maintenant donné d’éprouver la violence comme celle d’une force qui ne pourrait engendrer que des images monstrueuses.
Claude Simon aimait beaucoup cette œuvre. Au point de la laisser travailler le début de ses… Géorgiques !
« … D’un dessin exécuté sur une feuille de papier (ou une toile d’un grain très fin) à l’aide d’une mine de plomb soigneusement et constamment (de façon presque maniaque) réaffûtée par l’artiste au cours de son travail.
… Une robuste musculature dont, malgré l’embonpoint, on peut suivre les saillies sous la couche de graisse, les plis du ventre eux-mêmes s’étageant, puissants comme chez ces vieux lutteurs dont le poids, loin de gêner la force, y ajoute encore… Le torse, dont les pectoraux et les abdominaux sont fermement dessinés, font songer à ces plastrons des cuirasses romaines artistiquement modelées, reproduisant dans le bronze les détails d’une académie parfaite. Au bas du ventre, à peine renflé et glabre, le sexe court, terminé en tétine par le repli du prépuce, repose sur les bourses pleines des testicules qui le projettent légèrement en avant. Sous la peau fine, on peut suivre le parcours des veines, plus saillantes sur les avant bras, le dos des mains, les tibias et les pieds qu’elles enserrent comme les racines d’un arbre.
Le visage puissant et sanguin, un peu congestionné, l’épaisse chevelure châtain qui commence à grisonner… La couche de peinture bleue s’arrête net au dessus des mamelons, et la tunique est ornée d’épaulettes aux franges dorées qui pendent sur les bras à la chair grisâtre, nue jusqu’aux mains que le coloriste a pour ainsi dire gantées de peau humaine, légèrement rougeauds aussi, surtout vers l’extrémité des doigts qui se serrent sur la feuille de papier d’un blanc jaunâtre, peinte avec une minutie en trompe l’œil, avec les faibles ombres résultant des pliures du papier et les lignes d’écriture tracées d’une encre couleur rouille. »
Comme d'habitude tout est dit.
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